pharma|\|ë|2[)

Présentation du logiciel libre pour les professionnels de santé.

2015-02-28 samedi

La communauté Librehealthcare s'est constituée pour diffuser ce message : puisque les ordinateurs sont désormais indispensables à l'exercice d'une profession de santé, l'utilisation exclusive des logiciels libres est nécessaire pour préserver la déontologie médicale.

Comme actuellement, aucun professionnel de santé n'utilise exclusivement les logiciels libres dans sa pratique — alors qu'il est déjà possible de les utiliser très majoritairement — on peut dire que la déontologie est ignorée. C'est ce que dénoncent les membres de Librehealthcare.

Quelle partie de la déontologie est menacée par les logiciels non-libres ?

Les principes d'éprouvement des traitements, du secret professionel médical, de l'indépendance professionnelle sont menacés par les logiciels privateurs.

En quoi le principe d'éprouvement des traitements est-il menacé par les logiciels non-libres ?

Le développement et le déploiement des logiciels privateurs n'est pas assez transparent pour qu'ils soient éprouvés, c'est-à-dire validés par l'expérience et par la Science.

Les ordinateurs sont désormais utilisés à tous les niveaux de soin, de l'enregistrement d'une donnée personnelle médicale jusqu'à l'implantation dans le corps humain en passant par la Recherche.

Ainsi, les logiciels peuvent constituer tout ou partie des traitements de santé, ils méritent donc d'être éprouvés avant d'être administrés. Cela est impossible dans le cas d'un logiciel privateur.

En quoi le secret professionnel médical est-il menacé par les logiciels non-libres ?

Les logiciels privateurs ne peuvent pas garantir l'absence de failles ou de portes-dérobées en leur sein qui peuvent être exploitées pour découvrir les données personnelles médicales des patients.

En quoi l'indépendance professionnelle est-elle menacée par les logiciels non-libres ?

Les professionnels de santé ne disposent que de droits limités concernant l'utilisation des exemplaires installés sur leurs ordinateurs des logiciels dont leur pratique dépend pourtant.

Ainsi, les professionels de santé, même collectivement, ne disposent pas de levier pour faire respecter leurs choix professionnels par les logiciels. Or, que ce soit par malveillance mais surtout par inconscience, ces choix sont déjà bafoués, ne serait-ce que l'application de la déontologie. Et ce n'est que le début.

Pourquoi les logiciels non-libres ne sont pas dignes de foi ?

Le développement et le déploiement des logiciels privateurs n'accordent pas de place à la transparence. Or cette transparence est nécessaire au contrôle collectif des professionnels de santé et des patients.

Si jamais un logiciel privateur devenait suffisamment transparent pour qu'un contre-pouvoir puisse s'exercer sur lui, c'est qu'il est devenu libre.

Les logiciels utilisés par les professionels de santé ne sont-ils pas contrôlés et certifiés ?

Non. La très grande majorité des logiciels utilisés par les professionels de santé ne sont pas contrôlés ; et les certifications existantes et futures ne seront jamais suffisantes.

Pourquoi les contrôles sur les logiciels non-libres sont-ils insuffisants ?

Les contrôles sur les logiciels privateurs ne peuvent se concentrer :

  • que sur une forte minorité des logiciels installés sur les ordinateurs des professionnels de santé. Or même le logiciel qui semble le plus insignifiant est susceptible d'abriter un bug, une faille ou une porte-derobée contournant les logiciels contrôlés.
  • que sur la surface des logiciels, c'est-à-dire ce que le développeur et l'ayant-droit des logiciels veut bien montrer d'eux.

Comment se fait-il que les contrôles soient insuffisants ?

Il n'est techniquement pas possible de faire plus. Il faudrait que le contrôle s'applique sur les codes sources de tous les programmes installés sur tous les ordinateurs ayant un lien avec la santé.

  • D'une part, les codes sources des logiciels sont généralement cachés (ce qui n'est jamais le cas pour un logiciel libre), or sans un audit du code source, autant ne rien certifier.
  • D'autre part, contrôler tous les programmes utilisés de près ou de loin dans un cadre de santé, représente une quantité de travail impossible à combler par un quelconque organisme.

Enfin, même si un contrôle exhaustif était réalisable réalisé, il faudrait résoudre la question du qui contrôle le contrôleur ?

En fait, rien ne peut garantir l'absence de bugs, failles ou portes-dérobées dans les logiciels installés sur les ordinateurs en santé. Seule la transparence qui prévaut dans le développement et le déploiement des logiciels libres est en mesure de réduire ce risque autant que possible.

Ne peux-t-on pas tout simplement refuser les ordinateurs dans la pratique des professionnels de santé ?

Pour éliminer les risque portés par les logiciels privateurs, il s'agit effectivement d'une possibilité, mais nous ne pensons pas que ce soit la meilleure pour deux raisons :

  1. Les ordinateurs sont tellement porteurs d'opportunités dans tous les domaines médicaux que le refus de leur utilisation s'apparente à de l'obscurantisme.
  2. Refuser les ordinateurs isolerait le secteur de la santé du reste de la société qui aura toujours autant besoin des ordinateurs pour évoluer.

Oui, les ordinateurs exposent le secteur de santé à de graves dangers. Mais l'utilisation exclusive des logiciels libres permet la réduction de ces risques autant possible, ce qui permettra au secteur de la santé d'en exploiter toutes les opportunités.

Du coup, qu'est-ce que vous appelez logiciels libres ?

Une définition simple d'un logiciel libre est proposée par la Free Software foundation (FSF), dont le nom est traduisible en Fondation du Logiciel Libre. Elle est lisible sur cette page.

Comment les logiciels libres permettent le respect de la déontologie ?

Les principes définis par la FSF permettent le respect de la déontologie des professionnels de santé car ils garantissent :

  • la possibilité de valider scientifiquement un logiciel susceptible de constituer tout ou partie d'un traitement ;
  • la possibilité pour l'ensemble de la société civile de vérifier l'abscence de bug, failles ou porte-dérobée sur un logiciel ;
  • la possibilité pour les professionnels de santé de maîtriser ,individuellement et collectivement, leurs outils de travail numériques.

Comment un professionnel de santé peut-il utiliser un maximum de logiciels libres dans sa pratique ?

Que manque-t-il pour qu'un professionnel de santé puisse utiliser les logiciels libres exclusivement ?

Quelques logiciels libres manquent, il s'agit avant tout :

  • de progiciels, c'est-à-dire…
  • des pilotes, c'est-à-dire des logiciels permettant l'usage d'un périphérique de santé (sondes, implants…) ;
  • de logiciels institutionnels, la carte vitale ne respecte pas les logiciels libres.

Mais surtout, il manque des gens ! En effet, le développement et le déploiement des logiciels libres sera d'autant plus large et rapide qu'il sera soutenu par les individus, quelque soit leurs compétences informatiques.

Peut-on aider LibreHealthcare ?

Oui. Une page est dédiée…

Peut-on aider le Logiciel Libre au niveau institutionnel ?

Oui. Il faut rendre obligatoire les logiciels libres pour le secteur de la santé. Que cette obligation s'inscrive au niveau légal, réglementaire ou encore disciplinaire n'importe pas.

Peut-on aider au développement des logiciels libres pour la santé ?

Oui. Participer au développement. En parler. Financer…

Peut-on aider au déploiement des logiciels libres ?

Oui. Travailler avec les prestataires informatiques qui proposent des services basés sur les logiciels libres…

Moi CC-BY-SA

Send me an email

I love Free Software Free Software, Free Society Datalove Liberté professionnelle Privacy Journée internationale contre les DRM

Site presque auto-hébergé généré chez Grifon par Debian et Nginx | thème dérivé de Dark & Blue.

© Nicolas Floquet - CC-BY-SA | Édité sous Emacs 24.5.1 (Org mode 8.2.10).